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Parution sur le Label Monster Melodies Records (2018): Hamsa

Monster Mélodies présente un enregistrement live inédit du groupe Hamsa, ici dans sa meilleure incarnation datant de 1976. Le groupe réunit autour du saxophoniste Richard Raux (ex Magma) et de son frère Patrice y délivre une musique unique, puissante, groovy entre funk et spiritual jazz puisant ses racines  dans les rythmes africains et la musique indienne.

MUSICIENS:


Richard RAUX            SAXE TENOR, FLUTE, CHANT, PIANO
Patrice RAUX             GUITARE
Sigfried KESSLER       PIANO
Jano  PADOVANI        BATTERIE
Michael STERLING     CHANT
Sylvin MARC               BASSE
Bruce GRANT             SAXE, ALTO, FLUTE
Aiyb DIENG                PERCUSSIONS

 

BIOGRAPHIE: Hamsa, Richard Raux

Si Richard Raux est né à Périgueux en 1945, il n’oubliera jamais ses origines créoles métisses, sa famille étant originaire de Madagascar,. Une famille qu’il rejoindra au pays dès l’âge de deux ans avant de revenir en France pour ses dix-neuf ans. De ce long séjour, ou n’ayant accès, ni à la télévision, ni aux radios, il découvre la musique ethnique, Django Reinhard, Brassens et surtout le jazz avec Coltrane, Dolphy et Monk ; initié par un copain d’école qui ramenait des disques de France, il dira que ses oreilles ont été préservées de la soupe diffusée par les médias sur le continent. Ayant commencé le piano à 6 ans, fasciné par son grand-père chef d’orchestre à périgueux qui sait lire la musique, il se met au saxophone et à la flute. Dès l’âge de 12 ans il est engagé dans l’orchestre de jazz de Jeannot Rabeson « le Sydnet Bechet de Madagascar » pour se produire dans les bals locaux. Il y est rejoint par son frère Patrice guitariste. De retour en France, il pratique la flute traversière à l’école normale de Paris et le saxophone en compagnie de Daniel Defayet, puis de Nathan Davis, l’improvisation avec  Phil Woods et la composition avec George Russell.  Il apprend ensuite le piano et le chant en autodidacte. Question études, après deux ans de cours de poésie et de littérature anglaise à la Sorbonne, il décroche avant d’obtenir son diplôme pour se consacrer uniquement à la musique.

Il joue alors beaucoup de rythme and blues notamment avec le royal show une formation de huit musiciens qui tournent avec le chanteur Vigon, et participe à un premier enregistrement discographique, le mythique album, « La devanture des ivresses » de Melmoth, le groupe de Daniel Théron alias Dashiell  Hedayat alias Jack-Alain Léger. Au chat qui pèche ou il revient jouer souvent à la recherche d’autres souffleurs  auxquels il peut se mesurer, il rencontre le contrebassiste Jean François Catoire qui joue dans deux formations qui ont chacune la particularité d’avoir Christian Vander comme batteur.  En 1969, celui-ci est en train de fonder Magma. Sidéré par l’énergie de cette nouvelle formation et partageant la même fascination pour Coltrane que Christian Vander, il est engagé pour remplacer le saxophoniste René Garber. Un premier album chez Philips est alors enregistré avant que Richard ne quitte le groupe après un an de travail intensif. Si il a beaucoup appris au niveau des compositions avec Magma, les concerts ou il fallait rejouer avec précision note à note une musique non écrite en l’apprenant par cœur sans aucune improvisation l’ont  lassé ainsi que l’ambiance trop rigide imposé par certains membre du groupe.  Désireux de retrouver une musique plus jazz ou il puisse s’exprimer davantage à travers des solos, il Joue du bebop durant un an aux trois maillets avec le quintet de René Utreger (ex musicien de Miles Davis et de Lester Young) musique qui le laisse libre d’improviser. Toujours en bon terme avec Christian Vander il forme avec celui-ci, en compagnie du guitariste Claude Angel et du bassiste Bernard Paganotti, en parallèle à Magma, une formation éphémère,  Stuff, dont aucune trace d’enregistrement n’a été conservée. Musicien de sessions en 1972 il collabore avec T Rex, quand le groupe travaille à Hérouville sur l’album The slider, et aussi avec Higelin pour l’album  irradié, ainsi qu’avec le compositeur Michel Magne.

 

Il officie aussi sur l’album d’Eddie Mitchell « ketchup électrique » en compagnie de Pierre Fanen et Bernard Lubat en 1974. Il accompagnera aussi sur scène le rocker français pendant une année. D’autres chanteurs de variétés utiliseront ses services, les musiciens de jazz étant très demandés à cette époque par les vedettes de variétés pour couvrir les incompétences musicales trop décelable dans les enregistrements studios. Il improvise avec Pierre Clémenti au club la clef quand celui-ci récite le livre des morts égyptiens et participe sans être crédité à la musique de ses courts métrages expérimentaux. Toujours des musiques crées en directes, en visionnant les images délirantes tournées par Pierre entre 1967 et 1969, avec le concours du batteur Jano Padovani et d’autres musiciens. 

 Richard forme ensuite avec Patrice à la guitare et Jano Padovani (ex Delired cameleon family) le groupe Hamsa (oie sauvage). L’âme selon la croyance de l’existence hindoue bouddhique étant condamnée à se réincarner indéfiniment passant d’un corps à l’autre comme un oiseau migrateur. Hamsa étant aussi une appellation dérivé d’un mantra indien, le souffle et la respiration « je suis lui ». 

Le groupe décroche, dès ses débuts prometteurs, un engagement pour plusieurs mois au club River bop à St Germain. Là, Richard invitant pour une jam d’un soir le leader de Magma, voit arriver celui-ci en compagnie du violoniste Didier Lockwood avec d’énormes amplis, les deux s’escrimant  ensuite à jouer le plus fort possible. Le niveau sonore fera que le club ne recevra pas moins de cinquante coups de fil de plainte du voisinage en une heure. Nuisances sonores qui provoqueront une fermeture administrative dès le lendemain pour une durée de douze mois. Dans la folie de la soirée, jouant la surenchère pour se faire entendre, Richard cassera d’ailleurs son saxophone. 

Le premier disque d’Hamsa paraitra en 1975 sur Fiesta, un petit label belge spécialisé dans les musiques africaines. Produit par Laurent Thibault, ce sera le premier disque enregistré au Château d’Hérouville.  L’album y essuie un peu les plâtres, le résultat étant en dessous de ce que le groupe pouvait potentiellement explorer musicalement au niveau sonorité.  Richard Raux qui compose tous les titres dont un hommage à Coltrane y est accompagné de son frère Patrice et de John Faure à la guitare avec Jano Padovani et Jean Louis Besson à la batterie Albi Cullaz a la basse et Alain Pistre aux percussions. Jano Padovani partit en Inde, délaissant  la musique à son retour sera remplacé avant d’être interné en Hôpital psychiatrique, puis de nombreux musiciens participeront à différentes moutures du groupe : Lionel Benamou (guitare), Alain Lecointe (chant), Hervé Bourde (alto saxe), Mohitar Samba (batterie), Raymond Betsi (percussions), Michel Graillier (piano), Clément Bailly (batterie), Milan Aguetant (chant), Georges Edouard Nunez (piano), Véronique Lortal (chant), François Chassaemitte (trompette), Patrick Arturo (trompette), Harold Kognasco (basse électrique), Alain Darbley (trompette), Daniel Goyonne (piano) Sangonna Everett (batterie), Therry Arpino (batterie), Jacky Gregg (contrebasse), Chris Henderson (batterie), Winston Berkeley (basse éléctrique), Gaye Dieng (basse electrique), Glenn Ferris (trombone), Sonny Gry (trompette),, Roy Burrowes (trompette), Marc Stectar (trombone tuba), George Brown (drums), Thierry Arpino (batterie), Michel Alibo (basse électrique ex Sixun), Bruce Grant (alto sax flute), Siegfried Kessler (piano-piano électrique), Donnie Donable (batterie ex Lafayette rock band), Didier Hauck (batterie ex Triode), Sylvain Marc (guitare), pour n’en citer que quelques-uns.

Hamsa est ensuite happé par Jacques Higelin ce qui finira en conflit, le chanteur refusant le moindre solo de la part des musiciens

 

Richard découvre le free jazz avec Frank Wright et coopère avec le Celestrial Communication Orchestra dirigé par Alan Silva qu’il quittera au milieu d’un concert exaspéré par l’obligation de « jouer vingt fois le même segment avant de tourner la partition à l’envers »

 

Richard Raux en solo tourne aussi dans les années 70 et 80 dans les festivals Angoulême Nancy Tabarka avec deux bassistes ou tout seul, à Lisbonne avec Charlie Haden il joue devant 70 000 personnes en compagnie de Jacques thollot à la batterie batterie et François couturier au piano.

Soliste d’Eddie louis il enregistre pour lui deux albums « combo » et « histoire sans paroles »  avec son frère Patrice avant de rejoindre à nouveau Hamsa. Musicien de studio pour de nombreux artistes   il participera entre autres aux albums de Mama Bea, Yves Simon, Zabu, Akendengue, Bobby Few, Willie Mabon, Georges Moustaki et même Renaud pour « Marche à l’ombre ». En 1978 Dans l’album « Déménagements » de Pierre Vassiliu  son sax fait merveille sur le titre « métro châtelet six heure ». Une autre parenthèse plus expérimentale l’enregistrement de l’album d’ « Opération rhino », musique improvisée avec la crème des musiciens du genre : le pianiste François Tusques, Raymond Boni, Jacques Berrocal et Gilbert Artman. Puis il se produit au festival de jazz de Lisbonne avec Charlie Haden

En formation jazz plus classique il joue au Sunset, au New morning, au musée d’Art moderne, au festival de Tabarka. 

Dans les années 80 il accompagne le bluesman Luther Allison se produisant au festival d’Antibes à juan les pins avec Jimmy Johnson en premier partie de BB King et s’engage dans le quintet de Sunny Murray pendant cinq ans. Un album « aigu grave » fruit de cette collaboration paraitra sur le label Marge en 1980.

Richard joue avec  le groupe sénégalais Xalam en  1986, puis avec  Salif Keita ainsi qu’avec d’autres artistes africains.

En 1993, Richard fait partie du  Roy Burrowes Sextet avec  Mal Waldron au piano dont l’enregistrement  Live at The Dreher  paraitra sur le label Marge.

Il continue avec différente mouture de Hamsa à jouer dans des boites ou dans des clubs. 

Dans le désir de Revenir à un jazz plus orthodoxe, il constitue un nouvel orchestre le Richard Raux Quartet avec lequel il enregistrera l’album « Under the magnolias ». Patrice lui devenu régisseur à l’opéra de Nice continuera occasionnellement la musique.  Richard forme ensuite son propre grand orchestre le Raux bivalski big band comprenant entre 17 et 19 musiciens et compose l’album Genèse. Il crée ensuite l’association jazz à Eaubonne et donne encore beaucoup de concert en 2002. Une lourde opération du dos suite à une hernie discale le laisse avec un handicap limitant ses déplacements. En 2010 il se converti au bouddhisme de Nishiren Daishonin une branche du bouddhisme Mahayana dont l’origine remonte au 13 ème siècle au Japon. Puis après l’enregistrement d’une vidéo en 2011 pour son  "Ichinen" Quartet, il quitte tout en 2012 pour se fixer dans le Gard  à Sauve ou il joue avec différents musiciens et forme avec les enfants de la famille Rabeson, qu’il retrouve par hasard habitant à 10 km de chez eux, un groupe qu’ils vont appeler les Madalascars.  Il réside depuis à Saint Hippolyte du fort dans les  Cévennes intégrant l’orchestre philarmonique la Cigaloise une formation de musiciens amateur au sein de laquelle il pratique la flute et distille des solos de sax. Participant au festival de radio France à Montpellier en compagnie de 150 musiciens âgés de 12 à 78 ans, il joue dans un temple protestant avec trois orchestres philarmonique, une chorale un orchestre de cordes, l’ensemble interprétant la musique du seigneur des anneaux d’Howard Shore réarrangée pour la circonstance.

DISCOGRAPHIE:

Richard Raux & Hamsa label Fiesta (Decca 360068) 

Richard Raux Hamsa music (Mercury 6313 142)